lundi 20 juillet 2009

Un membre à garder chez vous

Ma fête... ouch... ma tête... difficile lendemain. Je n'arrivais pas à mettre tous les événements en ordre. Tout ce que je sais, c'est que chacune de mes simili-conquêtes de la veille n'ont fait qu'augmenter mon palmarès de revers! Moi qui pensais entamer ma trente-troisième année sur une note un peu plus festive...

C'est chez mon meilleur ami que j'ai dormi, vive les amis... Je n'étais pas en état de rentrer chez moi, pas même par le taxi. Non non, je n'irais pas me taper la jasette d'un chauffeur ce soir.

Après avoir glissé dans mes chaussures, je me suis dirigée vers la station de métro la plus proche. J'étais plutôt lunatique et fixais un peu trop les gens à mon goût.

Y'a un monsieur dans la cinquantaine plutôt laid qui s'est assis devant moi. Il lisait les infos. Comme j'en avais au moins pour une heure dans ce wagon, j'ai décidé de passer le temps en lisant les gros titres au verso. Je fixais le journal, sans vraiment exprimer aucune émotion. Je pensais probablement à la veille.

Et puis là je ne sais pas pourquoi j'ai baissé les yeux un peu mais j'ai aperçu la chose la plus dégueulasse qu'on puisse imaginer, surtout dans l'état où je me trouvais. Ce vieux dégueux portait des bermudas plutôt amples et sa queue sortait sur le côté de sa cuisse. Eurk.....! J'ai failli vomir, moi qui aurait tout fait la veille pour voir un truc du genre, là ça m'horripilait au plus haut degré. Je dirais même que cette vision était plutôt agressante. Quand il a vu que j'ai vu son membre, ça a été mécanique et le truc a commencé à allonger et grossir, ça se rendait quasiment jusqu'à ses genoux, comme pour attirer encore plus mon attention.

Je n'ai pas trop réfléchi, je me suis levée comme une bombe et j'ai changé de place. J'ai passé les deux mois suivants à tenter de chasser cette foutue vision de mes souvenirs.

dimanche 18 janvier 2009

Le CHUM

C’est arrivé tellement vite! Vous ne deviez sûrement pas vous en douter… moi la première. J’ai dû entrer en catastrophe à l’urgence du C-H-U-M (division SacréChœur) la semaine dernière.

Après quelques échographies, une culture bactérienne, un lavement intestinal, dix-huit prises de sang, une séance de rayons X, le petit tour de scanneur, on a finalement posé un diagnostic : « Madame, crise de foie aigue… Devons enlever vésicule biliaire. » « Organe non essentiel. » « Patient bonne santé = retrait. » « Seulement trois petites perforations... » « Chirurgien va passer vous voir… »

J’ai rencontré BeauBonhommeDocteurChirurgien avant l’opération. J’ai aussi rencontré le même BeauBonhommeDocteurChirurgien après l’opération. Il y a des choses que je m’explique mal... Je parle ici de ma personnalité qui se transforme en fonction des personnes devant qui je me retrouve. Cette fois-ci, j'étais l'hyper-timide: phrases trop courtes, de constructions trop simples et se terminant toutes en fixant le sol, petit sourire niaiseux en coin. C'est simple, il devait croire que je me moquais de lui... Je ne pouvais m’enlever de la tête que cet homme m’avait vue toute nue déjà... On avait, il m’a semblé, brûlé quelques étapes…

Je vais le revoir cette semaine. Pour cette occasion, je compte bien lui signifier mon intérêt! Puisque je suis presque certaine qu'il me demandera « Avez-vous d'autres questions, Madame? » Je me suis mise en tête de lui répondre « Euh... pensez-vous qu'on va se revoir?... »

vendredi 12 décembre 2008

Les Jaquasseuses Pisseuses

Fatigue de fin de journée. Les portes du métro ouvrent. Je repère vite fait un banc libre. Je prends bien soin d'analyser la démographie environnante. Aucun(e) handicapé(e)/femme enceinte/personne âgée. Je m'assois sur le banc. Les portes se referment, je relaxe. Je ne relaxe malheureusement pas longtemps... un groupe de PiesAdosFullCool jaquassent continuellement directement derrière mes oreilles. On dirait qu'elles font un concours: laquelle jaquassera plus que l'autre, laquelle rira le plus fort. Genre de jeux que tu veux qu'elles fassent ailleurs. Je tente du mieux que je peux de me boucher les oreilles, les bancs sont plutôt rares par ici.

Je me demande bien ce qui les animent autant... Elles rient, elles crient alors qu'elles n'ont absolument rien à se dire, si ce n'est que des trucs du genre:

- Oh my God, c'est juste comme Oh my God, j'en reviens pas, c'est juste trop laid!
-
Oh my God, c'est vrai Oh my God!
-
Come on les filles, c'est combien de stations encore parce que Oh my God, j'ai juste trop envie de pisser, c'est juste comme tsé comme juste trop...
-
Come on! Oh my God! Moi aussi j'ai envie de pisser, il en reste 1-2-3-4-5-6-7 stations encore. Come on!
- Oh my God, c'est vrai Oh my God!
-
Come on! Oh my God! Moi aussi j'ai envie de pisser, il en reste 1-2-3-4-5-6 stations encore. Come on!
-
Oh my God, c'est vrai Oh my God!
...
-
Come on! Oh my God! Il en reste 1-2-3-4-5 . Come on!
...
- Come on! Oh my God! Moi aussi . Come on!
..
- Come on! Oh my God! J'ai juste comme tellement envie de pisser les filles, c'est juste comme tsé oh...

Personne ne peut les endurer. Surtout moi, quand je me rends compte que premièrement, j'ai calculé quelle sortie ça donnait et que deuxièmement, c'était la même que moi...

Puis, silence. (...)

Où sont passées les pies?? Il leur restait pourtant encore 4 stations... Je me retourne, feignant regarder le beau mec qui venait d'entrer.

Les PiesAdosFullCool étaient toujours là, plus silencieuses que jamais. Tout le wagon a vite compris l'origine de leur malaise... un minuscule ruisseau de pipi ayant pour source le leggin rose de l'AdoLaPiePisseuse coulait le long de l'allée centrale (dans le sens contraire du métro - un principe de physique).

Le silence était mortuaire.

jeudi 4 décembre 2008

Échappé belle

Je me sens maintenant à l’aise d’inviter ToutCeQuiBouge à venir voir la pièce de théâtre dans laquelle je tiendrai un rôle samedi et dimanche prochains. Je précise « maintenant » car jusqu’à hier, il n’était aucunement question que je monte sur une scène attriquée comme MadameLaMetteureEnScène voulait…

Oui, je suis pathétique comme ça moi, je veux me montrer habillée en complet leggings-blancs-et-minuscule-camisole-blanche. Qu’est-ce que vous pensez que les gens vont regarder? Mon CamelToe! Tout en continuant de sourire? Pour qui elle me prend? J’ai quand même une petite fierté! Autant bien y aller Commando! Il y a bien des choses que je suis game de faire, mais pas ça. Il n’en est pas question. Les gens n’auraient pas besoin d’écouter, ils n’auraient qu’à lire sur mes lèvres? Pas question.

mercredi 3 décembre 2008

Les Grands Remouds du 2020

Je ne pouvais vraiment pas m’imaginer me mettre autant dans le trouble avec mon dernier post… Bon, c’était un post pas mal ordinaire, je dois l’admettre. J’en ai déjà fait de meilleurs.

[PremierFrustréSexuel] « Ton post, c’est rien que du remplissage. »
... Selon lui, c’était poche, pas drôle, facile et ça ne méritait pas une telle exposition.

[Deuxième FrustréSexuel] « En passant, Championne, tu viens d’insulter MonsieurAnonyme, le conjoint de MadameAnonyme qui travaille dans l’autre couloir... »
... J’ai vite compris qu’il parlait du chum de LaraCroft… une fille à qui j’ai avoué, lors de mon désastreux premier 5@7, qu’elle était VRAIMENT belle… Je ne sais pas c’est quoi mon maudit problème, mais j’ai une forte tendance à complimenter les gens après quelques consommations… Essaye après d’expliquer que tu n’es PAS lesbie…

...Vite… Cousez-moi la bouche!

[TroisièmeFrustréSexuel] « J’ai une bonne explication pour toi la jeune. Tu vas voir, ce n'est pas de la science fiction... Quand tu es le moindrement grand, tu dois ajuster les accoudoirs de ta chaise de telle sorte que tes bras soient déposés à la bonne hauteur.»
... Dans ses yeux, j’ai pu voir qu’il insinuait que j’étais petite, trapue et probablement balaise.

« Il faut alors que tu les montes et quand tu es le moindrement ordonné, tu glissses ta chaise sous le bureau en quittant chaque soir… »
... Encore! Il me traitait donc de trainée bordelique!

« Alors ce mouvement de va-et-vient de la chaise, chaque jour, a pour effet d’égratigner prématurément les accoudoirs. Ça n’a RIEN à voir avec le fait de souffrir d’anxiété ou non!»
... Drette d'in dents...

...Vite, Coupez-moi les doigts!

mardi 2 décembre 2008

Miaouwww!

J’ignore quel genre d’énergumène était assis au bureau où on m’a placée mais j’ose à peine lui imaginer la tronche. Tout ce que j’ai appris, c’est qu’on a relocalisé une personne afin de m’attribuer cette place. « Tassez vous, SerialBitcheuse débute lundi matin. » La place en tant que telle n’a rien d’extraordinaire. Je suis voisine de la salle des photocopieurs (il y bien mieux d’avoir personne qui ose me demander de l’aide car j’ai bien l’intention de lui dire que ça ne fait pas parti de ma description de tâches. Et si mon boss me propose ce nouveau « défi », je quitte sur-le-champ.)

Quoi qu’il en soit, cette personne devait souffrir de sérieux troubles d’anxiété. Ou bien elle n’était juste pas vraiment issue de la race « humaine ». Plus j’y pense, plus je me dis qu’elle devait être le résultat d’un croisement « félino-humain ». La preuve : il y a des traces de griffes plein les accoudoirs de ma chaise. On aurait dû les recouvrir de tapis. Ou la faire dégriffer, je connais une bonne clinique au centre-ville.

dimanche 30 novembre 2008

Dans sa semaine

Je ne connais pas encore très bien mes nouveaux collègues... J’apprendrai probablement à les connaître au fil des mois… Eux par contre n’ont pas besoin de « mois » pour apprendre à me connaître… Spontanée comme je suis, ça m’est souvent difficile de contrôler le flot de débilités qui me passent par la tête. Je n’ai pas le choix : je dois évacuer au fur et à mesure. Ils ont sûrement eu l’occasion de se dresser vingt, voir trente portraits de moi, puis les ont probablement modifiés, puis mêlés et reconstitués un peu n’importe comment. Bref je n’ose pas imaginer le mélange... Enfin, on n’a malheureusement pas juste une chance de faire une mauvaise impression…

Deuxième semaine. J’étais pour m’asseoir à mon bureau, mais comme j’ai senti une masse dans ma poche, j’ai immédiatement voulu m’en débarrasser. C’est une obsession chez moi, il faut que je vide mes poches avant de m’asseoir. Sinon je me sens juste trop pognée et j’ai l’impression d’avoir des grosses cuisses. Voyant que mon voisin de cubicule me regardait fouiller dans ma poche, j’en ai profité pour le divertir un peu… Je croyais dur comme fer que j’étais en train de brandir mon mignon porte-monnaie vert en cuir en forme de minou. J’ai bien pris mon temps afin de faire durer son plaisir... Je faisais des sourires complètement ridicules en montant le truc en l’air. Je dansais tout en me dandinant pour le redéposer sur mon bureau. J’ai bien pris soin de faire tous mes mouvements en sa direction afin qu’il puisse admirer mon trop coquin porte monnaie. Cependant, le mec ne riait pas du tout, il avait plutôt l’air embarrassé devant ce spectacle trop matinal. Par réflexe, j’ai tout de suite regardé ma fermeture éclair. Rien d’anormal. Sauf qu’en me penchant, j’ai vu ce que je venais de sortir de ma poche... Ce n’était pas du tout un porte monnaie… c’était une… serviette… sanitaire… Je n’en revenais pas, je venais de lui faire une danse ridicule avec une patch dans les mains…

Immmmmmensément gênée par la situation, je me suis mise à rire nerveusement jusqu’à en perdre un peu le contrôle... C’était juste trop d’énergie, trop vite. J’étais pliée en deux, les mains cachant mon visage, à me dandiner entre les rangées de cubicules.

Comme j’ai beaucoup de difficulté à garder ce genre de niaiseries pour moi, je me suis empressée de la raconter à tous mes autres collègues. Comme si ce n’était pas suffisant, j’ai ensuite raconté à tout le monde que je l’avais raconté à tous mes collègues. Et enfin je l'écris ici, afin d'informer tous ceux qui ne savaient pas déjà...